De Nantes à Bucarest #2 – De Prague à Vienne tout en péripéties

Après notre arrivée tardive et mouvementée à Prague, nous décidions malgré l’heure (près de minuit) de découvrir la ville de nuit et de décaler notre départ le lendemain un peu plus tard pour visiter la capitale tchèque le matin comme il se doit ! La ville est vraiment magnifique, très atypique et colorée malgré le temps tristounet qui nous accompagnait ! Elle porte très bien son surnom de ville au cent clochers, c’est impressionnant on en voit à tous les coins de rues.

Avant de quitter la ville pour notre 3ème étape, nous nous restaurions dans un bistrot typique local, la nourriture y’était très bonne mais comment dire…. extrêmement riche et copieuse, mon plat comprenait un 1/4 de canard qui en paraissait une moitié, une tranche de lard, une saucisse fumée, un morceau de porc, deux sortes de choux en accompagnement et des tranches de pains un peu étouffes chrétiennes ! Ce fut bien bon mais infinissable. Bref nous étions bien repus près à partir et nous avions presque oublié les ennuis électroniques de notre chère monture !

Le démarrage se fût sans encombre, nous terminions notre traversée de la république tchèque pour entrer en Autriche après l’achat de notre sésame (la vignette). Il faut savoir que dans beaucoup de pays d’Europe de l’est, aucun péage mais des vignettes de circulation aux prix variant selon la durée du séjour. Nos débuts en terre autrichienne se sont vite compliqués, les ennuis de titine R5 ont repris de plus belles au
moment d’une pause carburant. La belle recommençait son refus de démarrer et ne voulais plus quitter la station en pleine campagne où nous étions.  Après avoir essayé de pousser la voiture en vain, nous nous dirigions naturellement vers la boutique de la station où nous demandions de l’aide. La personne d’une relative maigre amabilité nous prêta tout de même des pinces. Et rebelote comme la veille nous voilà en train de stopper des voitures en baragouinant des phrases en anglais aux gens de passages de divers nationalités. Ce ne fut pas facile, beaucoup de refus, par le barrage de la langue surement, mais un autrichien fort sympathique qui eut pitié de nous ainsi que de polonais très débrouillards nous ont secouru. Le premier avec les pinces nous a redémarrer la voiture après plusieurs tentatives et les deux autres dans le même temps nous ont dégrippé le contacteur, la clé s’y était bloqué juste avant en manœuvrant au point mort… Bref notre parcours devait initialement durée 3h30, ce devait être le plus cours et avec un peu plus d’1h de retard nous savions déjà qu’il allait nous paraître interminable. Vu où nous étions que de plaines, champs et montagnes au loin, notre seule chance était d’arriver à Vienne, le GPS nous indiquait encore 1h de trajet.

Miss R5 repartie, nous savions à présent que nous n’avions plus le droit de nous arrêter en calant ou pour tout autre raison… si nous ne voulions pas encore solliciter la population locale… Mais très rapidement deux éléments perturbateurs se rajoutèrent à notre liste déjà longue de péripéties, la pluie et la nuit. Si ces deux combinée ne sont guère plaisant en temps normal, ils étaient ce jour un véritable cauchemar. La batterie de notre auto s’étant vidée (toujours à cause la panne d’alternateur empêchant sa charge) cette dernière n’avait petit à petit plus aucun système électrique en marche. Les essuies glaces luttaient péniblement à nous maintenir une vue claire sur la route, pendant que les feux s’éteignaient à petit feu sous un ciel de plus en plus sombre. La situation devenait de plus en plus compliquée, mais nous réussissions tout de même à rentrer dans vienne en mode filature malgré nous.  Appels de phares, klaxon, piéton nous interpellant, tous voulaient nous signaler notre absence d’éclairage. On avait conscience de notre inconscience, mais nous n’avions pas trop le choix. Le moment gênant atteignit son paroxysme lorsque arrêté à un feu, un policier (très nombreux dans Vienne) nous interpella en allemand pour nous demander d’allumer nos feux. On essaya de lui expliquer le problème, mais sa mine pas fine nous laissa croire qu’il ne fallait pas s’arrêter si l’on voulait dormir dans notre appartement du soir comme prévu.

Nous arrivions justement tant bien que mal dans la rue de notre Airbnb. Nous nous trouvâmes là encore nez à nez avec des policiers qui vérifiaient les places de stationnement, nous leur expliquâmes la situation et ils nous laissèrent tranquille. Le clou du spectacle était lorsque l’on gara la voiture et que celle ci avec l’absence de système électrique et les bouchons avait surchauffé jusqu’à la rupture du joint du vase d’expansion. Le propriétaire de notre couchage du soir, un très gentil monsieur prénommé Hubert arriva bonnet sur la tête en vélo et était décontenancé de voir 3 français dans une R5 bien mal en point. Lorsqu’on lui dit notre destination (Bucarest) il se mit à rire et nerveusement nous dis « Bucarest ??? It’s Impossible !!! ». Juste après cet étonnant Hubert nous aida à pousser la voiture afin de la garer à une place plus proche de notre appartement, la scène était plutôt cocasse. Bref, nous comprenions que notre séjour à Vienne allait être plus long que prévu. Nous étions fatigué et décidions d’attendre le lendemain pour trouver un garage automobile.

C’est donc le Mercredi que nous apprenions grâce au concessionnaire Opel et Ford d’à côté qu’un garage Renault se situait deux rues plus loin. La voiture étant immobilisée nous ne pouvions l’y emmener, nous y allons donc une première fois à pied pour expliquer la situation, une très sympathique personne s’appelant René accepta de prendre en charge la voiture pour lui faire un check-up complet et nous promis que les réparations (alternateur et vase d’expansion) pouvaient être faite le lendemain. Le soucis maintenant était donc de réussir à refaire démarrer la voiture, et ce ne fut chose simple. Le garage Opel était moyennement avenant à vouloir nous aider, nous ne savions comment faire pour démarrer l’auto vu son emplacement dans une rue étroite à sens unique il était compliqué d’agir comme les fois précédentes en demandant à la population locale. Il pleuvait et il nous est même venu l’idée de pousser la voiture jusqu’au garage, mais l’idée a heureusement été vite abandonnée vue la circulation… C’est encore grâce à notre cher Hubert que nous nous en sommes sorti. Ce dernier à été parler au garage Opel et les a convaincu de venir démarrer notre titine encore endormie. Mission accomplie, après 2h d’efforts, nous réussîmes à amener la voiture au garage.

Vous connaîtrez la suite de notre périple à Vienne demain 😉 Merci pour la lecture et bonne journée.

Oligo.R

2 réactions sur “ De Nantes à Bucarest #2 – De Prague à Vienne tout en péripéties ”

  1. henocq Réponse

    Bonjour à vous 3,
    Vous enchaînez vraiment galère sur galère, j’espère que votre titine va tenir jusqu’au bout. j’avais moi-même une R5 qui datait de 1982, j’ai pu rouler avec jusqu’en 2001. C’est une voiture robuste avec une mécanique simple. Mais vu le nombre de kilomètres que vous faites, je pense qu’elle les apprécie moyennement.

    Hâte de connaitre la suite !!!

    Bon courage à vous trois et à titine !!!!

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